Manga Maniac
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Go NAGAI

le Mer 27 Jan 2010 - 22:50
Go NAGAI

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Biographie

Il est le 4e d'une fratrie de 5 garçons. Un mois avant sa naissance, la bombe atomique américaine est lâchée sur Hiroshima. Inconsciemment, cet événement trouve une résonance dans certains de ses scénarios. Tout jeune, Gō rêve de créatures et monstres médiévaux qui influencent sa vie et ses jeux avec ses frères. Des êtres velus et griffus qui, selon lui, sont la base de Devilman ou Oni. Le déclic du manga se produit à 4 ans quand son aîné lui lit le Lost World (ロスト・ワールド, Zenseiki?) d'Osamu Tezuka (手塚 治, Tezuka Osamu?). Son esprit s'emplit d'une foule d'images qui ne le quittent pas, même lors de son entrée à l'école primaire en 1952. Son univers intérieur lui suffit et il ne se mêle pas forcément aux autres enfants. La lecture des illustrés entretient son goût du dessin et celui grandissant des personnages féminins forts.

Les Nagai déménagent au nord de Tokyo, dans le quartier de Toshima, et Gō poursuit ses études élémentaires à Otsukagai. Sa passion du crayon finit par insupporter sa famille. Tout support de papier blanc y passe, même les cahiers de ses frères. Il imite les mangas de l'époque, notamment ceux basés sur Godzilla. Ce n'est pas pour rien qu'il en dessinera un pastiche, Enoshima Dozilla, en 1971. Ses dessins s'affirment mais ses idées et pensées sont trop confuses pour donner un scénario. Il profite de sa nouvelle vie dans la capitale pour lire un maximum de romans et de BD. Et sa fréquentation des salles de cinéma fait de lui un cinéphile. Les films l'inspirent pour ses histoires et, surtout, l'aident à les structurer. Ses goût vont des longs métrages de SF, Uchû senso (La Guerre de l'Espace) à ceux en costumes, Shichinin no samurai (Les 7 samouraïs), chanbara de 1954 d'Akira Kurosawa. Lorsqu'il atteint l'adolescence, Gō Nagai voit environ 150 films par an. Ses parents souvent occupés, le jeune garçon est livré à lui-même. Quand il n'est pas dans les salles obscures, il lit le Kinema Junpō, le Studio Ciné Live local. Il est insatiable de livres de science-fiction, de détectives et d'aventures, japonais ou étrangers. Gō souligne qu'il était devenu un otaku. Limité par l'argent, il consulte sur place bouquins et revues sous le regard désapprobateur des libraires. Mais la radio NHK diffuse des feuilletons de SF qui nourrissent son imaginaire...

Gō Nagai entre au collège. Son père meurt. Cela l'affecte jusqu'au mutisme, se réfugiant dans son monde illusoire. Il revient à la réalité grâce à la sagesse et la patience de son deuxième frère mais les choses ne seront plus comme avant. À l'école, Gō n'obtient de bonnes notes que quand il le veut. Au grand désespoir de sa mère et de ses professeurs, conscients de ses possibilités. Le manga reste sa priorité et il continue de perfectionner ses scénarios.

Fan de Osamu Tezuka et Shotaro Ishinomori, il découvre un autre dessinateur, Mitsuteru Yokoyama, notamment ses robots comme Tetsujin 28 Go. Au même moment, Ishinomori sort Dynamic Trois (1959-60) qui marque Nagai au point de baptiser son studio Dynamic Productions. La BD japonaise connaît alors une mutation avec Sampei Shirato qui s'adresse à un public moins enfantin. Il a du succès avec ses histoires violentes et sexy comme Ninja Bugeisho (Le Livre des Techniciens de Combat Ninja), stimulant de plus belle l'imagination de Gō. Il fait ainsi le rêve étrange d'une ballerine irréelle au milieu des flammes, retranscrit au début de Susano Oh en 1979.

Nagai a 16 ans, il est au lycée d'Itabashi et prend 2 résolutions, se faire des amis et être assidu aux cours. Il s'entend bien avec son professeur d'art. Celui-ci sera d'autant plus déçu des envies de manga de son élève. Dessiner est assez physique et Gō s'inscrit à des cours de Tai chi qu'il pratiquera quelques années. Cette gymnastique lui évitera de gros problèmes de santé. Pendant l'été, par un de ses amis, il rencontre un responsable d'une importante maison d'édition, Shōgakukan. Le contact n'est pas concluant. Sa famille commence à s'inquiéter pour son avenir. Mais Gō Nagai ne baisse pas les bras facilement.

Pas vraiment passionné par les études, Il échoue à tous les concours d'entrée à l'université. Avec ses amis, il suit donc les cours de rattrapage. Contrairement aux autres, Gō crayonne et finit par abandonner ces séances. Comble de malheur, il contracte une colite ulcéreuse, une maladie intestinale, qui fait craindre le pire à sa famille. Passagère, cette affection le motive pour réaliser son souhait : devenir mangaka. Pour rassurer sa mère et ses frères, peu enthousiastes, il occupe des petits boulots, comme serveur de restaurant.

Durant sa convalescence, il esquisse une histoire de samouraï indestructible venu du futur, 19 ans avant Terminator, et le publie sous le nom de Kuro no shishi (Le Lion Noir). Il est remarqué à 20 ans par le Shonen Sunday, revue de prépublication de Shōgakukan, qui lui propose un poste d'assistant. Il est présenté au staff de Mushi Productions, malheureusement, son président Tezuka est absent. Son autre idole, par contre, Shotaro Ishinomori, est là. Impressionné par ses qualités d'auteur, il le choisit pour le suppléer. Travailler pour un maître du manga n'est pas une sinécure. Ni vacances ni week-end, dessinant jusqu'à vingt heures par jour, il est chez lui une semaine par mois. Les planches s'accumulent qu'il en oublie de manger ou d'aller aux toilettes. Un rythme qui, en trois mois, décourage plus d'un employé ; Nagai se retrouve seul. De nouveaux assistants sont embauchés mais abandonnent vite. Gō effectue le « gros » de la production pendant presque 2 ans. Amaigri et les traits tirés, Il a du mal à se reconnaître dans le miroir. Il s'impose un jour de repos par semaine. Ce qui lui permet de développer ses projets, essentiellement de courtes histoires comiques. Collégien, lycéen ou assistant, son dessin est influencé par Tezuka et Ishinomori, les vedettes du moment. Il reprendra certains de ses travaux pour en faire des œuvres complètes (Kuro no shishi, Super Saiyuki, Oni).

Après deux ans comme assistant de Shotaro Ishinomori, et avoir formé lui-même quatre employés fiables, Gō Nagai obtient un mois de vacances. Il en profite pour lancer une histoire humoristique pour le magazine Bokura des éditions Kōdansha, les péripéties d'un petit policier au Moyen Âge, Meakashi Polikichi (1967). Il devient mangaka à part entière et les lecteurs suivent. Il enchaîne, pour les mêmes employeurs, avec Chibikko kaijû Yadamon, fantaisie autour d'un jeune garçon, Tarō, et son petit dragon, Yadamon.

Ses BD ont du succès et Gō peut mettre en images des scénarios plus à son goût dans le Shônen Magazine toujours chez Kōdansha. Le semblant d'humour noir de Jintaro Sandogasa est très critiqué. Le dessinateur comique de l'époque, Fujio Akatsuka, ne se prive pas pour fustiger ce style trop libre. Nagai apprécie peu le formatage. Sexe et violence sont interdits, il pratique donc un rire amer. Les éditeurs publient déjà des mangas plutôt rudes comme Muyo no Suke de Takaho Saito, auteur de Golgo 13 mais ils sont sérieux. Gō Nagai produira d'ailleurs des parodies de ce dernier, Golgo Heighteen, et des œuvres de Sampei Shirato.


Ses Œuvres parues en France

  • L’École impudique (1968)
  • Guerrilla High (1970)
  • Devilman (1972)
  • Mazinger Z (1972)
  • Mazinger Z - Chronique d'une légende (1972)
  • Great Mazinge (1974)
  • Cutie Honey (1974)
  • Jeeg (1975)
  • Goldorak - One shot (1975)
  • Kekkô Kamen (1975)
  • Goldorak (1976)
  • Getter Robot (1991)
  • Getter Robot Go (1991)
  • La Divine comédie (1994)
  • Amon (2000)
  • Shin Mao Dante (2002)
  • Mazinkaiser Death ! (2003)
  • Strange Days - The Apocalypse of Devilman (2005)
  • Utamaro (2010)
  • Devilman vs Getter Robot (2010)
  • Grendizer Giga (2014)
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